Gaston Couté à Meung-sur-Loire

MEUNG-SUR-LOIRE

Un poète libertaire en pays Beauceron, Gaston Couté

par François Robin

 

Poète ignoré des académies et des manuels scolaires, jusque dans les quelques collèges qui portent pourtant son nom, Gaston Couté, chansonnier de la Belle Époque, reste un « poète maudit » parce que jugé subversif… Il pourrait être de prime abord considéré comme un poète rural. Son recours aussi pertinent que savoureux au parler beauceron, à cet égard, en rajoute. Mais ce serait se méprendre que de s’en tenir là…

Le printemps du poète

Il naît le 23 septembre 1880 à Beaugency (Loiret). Il est fils de meunier et vivra dès l’âge de six ans au moulin de Clan construit sur un bras des rivières appelées « Les Mauves « , à trois kilomètres de Meung-sur-Loire. Un pays appelé la Petite Beauce. Son œuvre fait bien partie du patrimoine de ce pays que la Loire sépare de la Sologne. C’est là l’environnement naturel qui va le construire et l’influencer définitivement.

Meung-sur-Loire, ville d’eaux et de pierres, est déjà cité de poètes : Jehan de Meung, y écrivit la seconde partie du Roman de la Rose commencé par Guillaume de Lorris, et François Villon termina dans les cachots du château son Grand Testament. Deux poètes révoltés animés par la même soif de justice. Gaston Couté y a été à bonne école…

 

Extrait de l’ouvrage : Balade en région Centre, sur les pas des écrivains (c) Alexandrines, 2013.

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