Michèle Desbordes à Baule

BAULE

Michèle Desbordes, elle ne cessait d’écrire

par Michèle Devinant

 

 

J’évoque celle dont la prose lumineuse laisse de si profondes traces mnésiques dans une image fondatrice, la maison. Elle est assise dans l’élégante bibliothèque aux murs tapissés de livres. Une lumière radieuse, des tulipes translucides ajoutent à la sérénité une légèreté vibrante. Elle écoute, le visage encadré de boucles rousses légèrement incliné. Bientôt, elle éclate d’un rire magnifique et enfantin qui charme ses amis. Elle les convie au jardin.

D’Orléans à Blois, de la nationale rectiligne qui traverse Baule, bourg alangui entre la Beauce et le Val de Loire, peut-on imaginer qu’il suffit de dépasser l’austère église pour se perdre dans les venelles pentues qui serpentent jusqu’aux Mauves, ruisseau aux bras multiples ? Là, rue de l’abbé Pasty, une porte à peine visible, comme pour protéger son décor, son refuge, son ancrage. Elle aime tant cette ancienne demeure blanche sur la falaise qu’elle en fait imprimer une carte postale. Une apparition floue entre les buis, la porte-fenêtre ouverte sur une volée de marches menant au jardin en terrasse…

 

Extrait de l’ouvrage : Balade en région Centre, sur les pas des écrivains (c) Alexandrines, 2013.

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