Antibes-Graham Greene

Parmi les écrivains de langue anglaise…

par Jean-Luc Guillet

 

Graham Greene

La découverte d’Antibes après-guerre, n’entame pas la puissance d’écriture ni la soif d’évasion de Graham Greene, romancier, chroniqueur, reporter, globe-trotter, fumeur d’opium et agent des renseignements. Pour l’auteur du Troisième Homme, l’écriture est une thérapie contre l’ennui et Greene tient à voir ce qu’il y a de l’autre côté de l’ennui. Dès sa première visite à la citadelle, à l’invitation du producteur de cinéma Alexander Korda, l’écrivain pense alors probable d’y finir ses jours. Il ne s’y installe durablement qu’en 1966, choisissant la Résidence des Fleurs, avenue Pasteur. Ce petit-fils de Robert Louis Stevenson a soixante-deux ans et se rapproche de sa dernière compagne, Yvonne Cloetta. On le croise en toute discrétion Chez Félix, au Transat ou à l’Auberge provençale. Plus qu’un-pied-à terre entre deux voyages ou deux high and dry martini, l’appartement d’Antibes est un témoin de l’écriture de nombreux textes comme Le Consul honoraire, Le Facteur humain, Les Chemins de l’évasion ou Une sorte de vie, écrit biographique. Greene meurt en 1991 de la même manière qu’il aura observé le monde contemporain, avec lucidité, sérénité et détermination

 

Extrait de l’ouvrage : Balade à Nice, sur les pas des écrivains (c) Alexandrines, avril 2012

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *